mercredi 18 novembre 2009

RIOM

Parc Virlogeux - "La Marseillaise" de Ernest Dagonet (1856-1926). "Sous les traits d'une gamine en veste de housard (hussard), un tambour sur l'épaule".

Cour de l’Hôtel de ville

Raymond Rivière () : Le Baiser de la Gloire. Marbre. Monument aux morts. Un ange se penche sur un homme étendu, au corps nu et voilé. Beau et étrange.

Eglise St Amable
Claude-Marie Dubufe (1790-1864) : Le Christ apaisant la tempête.
Jacques Lévêque () : St Amable reçoit un reliquaire des mains d’un ange, et guérit un malade. Ex voto.


Musée Francisque Mandet
Hôtel Dufraisse du Cheix et Hôtel Desaix

14, rue de l’Hôtel de ville

Visite du musée le mercredi 15 mai 2002.

Créé en 1866, labellisé musée de France en 2002, le musée Mandet, du nom de Francisque Mandet, président de la Société du musée, est installé dans deux anciens hôtels particuliers reliés par une galerie utilisée pour les expositions temporaires. Le premier, l’hôtel Dufraisse, édifié en 1707 à l’exemple de l’architecture parisienne, fut une réalisation d’avant-garde en Auvergne. Le second date des XVe, XVIIe et XVIIIe siècles. Restauré en 1983, il abrite l’exceptionnelle collection donnée en 1979 à la ville de Riom par Marie-Joseph et Édouard Richard. Ces deux bâtiments renferment environ six mille pièces, peintures, sculptures et objets d’art, de l’Antiquité au XXIe siècle.

Premier bâtiment.
Charles Antoine Coypel () : Allégorie. Une femme nue tient des grappes de raisins apportées par deux angelots.
Louis Jean-Jacques Durameau (1733-1796) : Combat d’Entelle et de Darès. Très grand format. Tiré de l’Enéide.
Martin von Knoller () : Vierge à l’enfant. Entourée d’une religieuse (à gauche), et de deux autres femmes (à droite).
Pierre Sauvage (1744-1818) : Piéta. Traitée en grisaille.

A. Palamedes
(1601-73) : Portrait de femme.
Cornelis Safteleven le jeune (1607-81) : Sultitia Mundis.
Quiringh van Brekelenkam (1620-68) : Boutique de barbier.
G. Clauesz de Hondecoeter (mort en 1638) : Rue de village.
Aert van de Neer (1603-77) : Clair de lune. Sur l’embouchure d‘un fleuve.
Paul Bril (1554-1628) : Deux petits pendants ronds. Brigands dévalisant des pèlerins – Le Pèlerin secouru.
Ijkens (1601-93) : Couronnement d’épines (au centre).Guirlande de fleurs autour.
Artus Wolfordt (1581-1641) : Marie, Jésus et Joseph marchand dans un paysage campagnard – La sainte Famille. Jan Van Bylert (1603-71) : La Diseuse de bonne aventure.
Floris Van Schooten (1587-vers 1655) : Nature morte aux fruits.

Charles Natoire (1700-77) : Bethsabée au bain.
Joseph Parrocel (1705-81) : Halte d’un Cavalier.
Jean Raoux (1677-1734) : La Leçon de musique.
J.-Baptiste Regnault (1754-1828) : Cérémonie nuptiale chez les Romains.
La Mort de Desaix à Marengo. Etude de format réduit. Grand format à Montferrand.

G. van Opstal
() : Adoration des Bergers (1707). Grande toile.
Ec. Italo-flamande (fin XVe) : Adoration des Mages.
Ec. du Rhin (XVIe) : St Pierre parmi les saints. Frise de cinq personnes en pied ; Madeleine et J.-Baptiste (à gauche) ; Pierre (au centre) ; un évêque et une sainte (à droite).
Pietro Berritini, dit Pietro da Cortona (1596-1669) : Le Serment d’Annibal.
J. Platzer (1752-1806) : Intérieur de prison. En bas à droite, un tribunal religieux. Autre peintre que celui de Tarbes.

Eugène Amaury-Duval
(1808-85) : Nu féminin.
Narcisse Diaz de la Peña (1807-76) : Sous-bois.
Auguste-Alexandre Thierriat () : Bouquet de fleurs.
Nicolas Berthon (1831-88) : Procession des pénitents noirs de Billom le Jeudi Saint (Auvergne).
Camille Roqueplan (1803-55) : L’Antiquaire.
Lafond () : Le Testament d’Eudamidas. Néoclassique.
Carle Vernet (1758-1838) : Etude du portrait d’un noir.
Martin Drölling () : Intérieur de cuisine.

Deuxième étage.
Prosper Marilhat (1811-47) : Etude de paysage.
Léon Bonnat (1833-1922) : Plusieurs petites études orientalistes.
Pierre-François-Eugène Giraud (1806-81) : Jeune bohémienne.
A. Cornet (Riom 1839-98) : La Maîtresse d’école – Les Saltimbanques – La Noce à Asnières – Le Tribunal de Velléda –
Marie-Madeleine
. Nu féminin fortement inspiré du nu masculin d’H. Flandrin…
Le Défilé des Gueux. Longue frise populaire.
Misères et regrets. Un jeune homme en pleurs agenouillé au chevet de sa jeune femme morte.
Portrait de Francisque Mandet – Intérieur de cuisine – Autoportrait.
Joseph-Nicolas Robert-Fleury (1797-1890) : Brigands dans les Abruzzes.

Galerie de portraits dans le couloir :
Portrait de Cinq-Mars. Beau jeune homme élégant.
Charles de Balzac d’Entraigues – Catherine de Médicis – Michel de l’Hospital – Le Cardinal de Billom – Pierre Flotte – Grégoire de Tours – Le Pape Sylvestre II - Angélique Arnaud – Le maréchal d’Effiat - etc.

Victoria Dubourg (19e) : Fleurs et fruits.
G. Colin () : Marchand de journaux des rues d’Arras.
Gustave Alaux (1887-1965) : Ascension de la montgolfière Marie-Antoinette le 23 juin 1784 à Versailles.
Edouard Detaille (1848-1912) et A. de Neuville : La Bataille de Champigny. Deux soldats morts.
Henri Dubois (1837-1909) : Le Printemps. Jeune couple dénudé.

Sculptures :
Sébastien Caldelari (mort en 1819) : Narcisse. Marbre. Jeune chasseur nu, légèrement penché en avant, découvrant sans doute son image dans l’eau.(1814). En 1902, le square Virlogeux fut agrémenté de deux sculptures : "Le chef gaulois mourant" de Gréber et "La Marseillaise" de Dagonet. Le jardin public devait initialement accueillir la statue de "Narcisse", sculptée par Caldelari. Mais l'oeuvre fut jugée indécente par la municipalité qui la fit déposer au Musée Mandet. Elle fut alors remplacée par "La Marseillaise".
Auguste Rodin : Buste en bronze.
Emmanuel Frémiet : Le Grand Condé. Statue équestre. Petit bronze.

J.C. Levasseur (1831-88) : Le Petit Joueur de cornemuse. Marbre.

Deuxième bâtiment. Donation Richard.
Bicci di Lorenzo (1ère moitié XVe) : Vierge à l’enfant, St Jean-Bapt. et St Antoine.
Allebreto Nuzi (fin XIVe) : Vierge à l’œillet. Jésus tient l’œillet.
Ec. du Rhin (seconde moitié XVe) : Crucifixion. Avec la Vierge et Jean l’Evangéliste.
Ec. du Rhin (seconde moitié XVe) : Nativité.
J.-Baptiste Monnoyer () : Deux pendants. Fleurs et deux jeunes enfants.
Martin de Vos () : Adoration des Mages.
Jan Gossaert, dit Mabuse (1478-1535) : Sainte Famille.

Domenichino (1581-1641) : Le Repos pendant la Fuite en Egypte (c. 1605)



lundi 16 novembre 2009

PORT-ROYAL-des-CHAMPS - Abbaye

Louise-Madeleine Cochin (1686-1767) : Plan de l'abbaye de Port-Royal avant sa destruction.


Magny-les-Hameaux
Musée des Granges de Port-Royal

Vestiges de l'église abbatiale de Port-Royal des Champs.
Eglise abbatiale détruite en 1711. Chapelle néo-gothique construite (fin 19e s) à la place du choeur de l'ancienne abbatiale.

Visite du site le samedi 16 septembre 2006.

Port-Royal est un ancien couvent cistercien dans la Vallée de Chevreuse au sud-ouest de Paris. Il fut fondé en 1204, et le nom est attesté dès 1216, mais devint célèbre comme maison d’éducation après la réforme de la discipline introduite en 1602 par l’abbesse Jacqueline Arnauld. La famille d'Arnauld lui accorda son patronage et par la suite le couvent fut dirigé par des membres de cette famille. En 1625 des religieuses créèrent à Paris un nouveau Port-Royal, qui fut appelé Port-Royal de Paris, tandis que son aîné devenait Port-Royal des Champs.
Sur le site primitif, plusieurs écoles furent fondées, connues sous le nom de Petites-Écoles de Port-royal. Elles devinrent célèbres en raison de la qualité exceptionnelle de l'éducation qu’on y donnait. En 1634, Saint-Cyran en devint le directeur spirituel; il était ami de Jansénius et à partir de ce moment les couvents et les écoles de Port-Royal se rattachèrent étroitement à cette école de théologie.
L'atmosphère faite d'étude sérieuse et de piété janséniste attira quelques grandes figures de la vie culturelle. Racine fut élève de Port-Royal, et Pascal prit sa défense contre les Jésuites lors de la controverse janséniste. De plus plusieurs membres importants de la cour étaient proches du jansénisme, comme le duc de Luynes ou le duc de Liancourt. Les membres de la famille Arnauld s’étaient hissés à des emplois importants comme Simon Arnauld de Pomponne, ministre de Louis XIV.
Cependant, à la suite de la querelle janséniste dans le catholicisme, les écoles de Port-Royal furent considérées comme entachées d'hérésie. En 1679, on interdit au couvent d'accepter des novices, ce qui le condamnait à disparaître. Le couvent lui-même fut supprimé par une bulle du pape Clément XI en 1708, les nonnes qui restaient furent expulsées de force en 1709 et les bâtiments eux-mêmes rasés en 1710.


Musée des Petites Ecoles

Jean-Baptiste de Champaigne
(d’après Philippe de Champaigne) : Mère Angélique Arnauld avec sa sœur Mère Agnès.

Ec. française (17e) : Portrait de la duchesse de Chevreuse.
Anonyme (17e) : Portrait de la comtesse de Grignan.
Anonyme (17e) : Portrait de Anne de Rohan, princesse de Guéméné.

Philippe de Champaigne (atel.) : Portrait de Martin de Barcos (1600 -78).

Philippe de Champaigne (atel.) : Jean Duverger de Hauranne, abbé de Saint-Cyran.
Anonyme (17e) : Portrait de Nicolas Boileau-Despréau.

Philippe de Champaigne (atel.) : Portrait d’Antoine Le Maître.
Philippe de Champaigne (atel.) : Portrait du médecin Jean Hamon.


Salle Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne : Le Crucifiement. Très beau.

Philippe de Champaigne : Le bon Pasteur. Réplique du tableau de Tours qui vient de Port-Royal.

Philippe de Champaigne (1602-74) : Le Christ aux liens.

Jean-Baptiste de Champaigne (1631-81) : La Vierge de douleur ou Mater dolorosa (c. 1655).

Philippe de Champaigne (Atel.) : La Sainte Face couronnée d’épines.

Premier étage
Ec. française (18e) : Portrait de Jean Racine âgé.

Ec. française (17e) : Portrait de Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, princesse de Conti.

Jean Restout : Portrait de l’abbé Louis Firmin Tournus (vers 1731-32)

Hyacinthe Rigaud : Portrait de l’abbé René Pucelle (1721)

Hyacinthe Rigaud (1659-1743) : Portrait de Jean de Santeuil .

François de Troy (1645-1730) (attribué à) : Inconnu au manteau rouge.
Ec. française (17e) : Portrait de Cornelius Jansen (Jansenius), évêque d'Ypres.

Ec. française (18e) : Interrogatoire des religieuses de l'abbaye de Port-Royal.


Profanation du cimetière.
Et de nombreux portraits de personnages ayant fréquenté l'abbaye.


Salle 7 – Bibliothèque entièrement lambrissée.
Galerie des portraits d’abbesses.
Philippe de Champaigne (d'après) : Portrait de mère Marie-Angélique Arnauld, dite la Mère Angélique, et de sa soeur de Jeanne Arnaud, dite la Mère Agnès.
La Mère Angélique Arnauld remettant les constitutions de port-Royal à la Mère Agnès Arnauld.

Philippe de Champaigne (1602-1674) : Jeanne-Catherine-Agnès Arnauld (1593-1671) (en religion Mère Agnès de Saint-Paul ), abbesse de Port-Royal des Champs, puis de Port-Royal de Paris (1662)

-La révérende Mère Marie des Anges.

Masque mortuaire de Pascal.


Et une intéressante collection de reliquaires.




dimanche 15 novembre 2009

POITIERS - Rupert de Chièvres

Musée Rupert de Chièvres
9 rue Victor Hugo

Visite le dimanche 9 juillet 2000 et dimanche 24 août 2008.
Bel hôtel particulier récemment restauré. Le musée porte le nom d'un amateur d'art du XIXe siècle, qui lègue en 1886 son hôtel particulier et ses collections à la Société des Antiquaires de l'Ouest. Ce fonds est alors joint aux collections municipales lors de leur classement en 1946.

Les collections de peintures et de sculptures sont réparties entre ce musée et le musée Ste-Croix. L'accrochage peut évoluer.

Salon XVIIIe s.
Jean Valade (1710-87) : Portrait du comte de Durfort (1747) - Portrait de la comtesse de Durfort.
J.-Baptiste Santerre (1651-1717) : Allégorie de la Peinture. Portrait de Geneviève Blanchot (1704).
Nicolas Chaperon (1612-1656) : L'Enfance de Bacchus.
Marie-Renée-Geneviève Brossard de Beaulieu (1755-1835) : La Muse de la Poésie livrée aux regrets que lui cause la mort de Voltaire (1785).
François-Louis Brossard de Beaulieu (1727-1810) : Portrait d’une jeune Rochelaise (1777).
Jacques Stella (1596-1657) : Le Triomphe de Bacchus. Réplique du tableau de Nicolas Poussin.
J.-Baptiste Monnoyer (1634-99) : Vase de fleurs.
Hubert : Portrait présumé de Necker.
Jacques Courtois (1621-76) : Scène de bataille.

Biscuit d’après Simon Louis Boizot (1743-1809) : Les 3 Grâces.
Collection de bustes romains en marbre (IIIe s.). Ex-collection Campana.
Deux têtes en marbre provenant du château de Richelieu.

Entourage de Frans Francken : Le Festin de Balthazar.
Jan I Brueghel (entourage) : Allégorie de la Nuit.
Jacques-Charles Oudry (1720-78) : Animaux effrayés.
Joos de Momper le jeune (1564-1635) : Voyageurs dans la montagne.
Nicolas Maes (1634-93) : Portrait de femme.
Hendrick van Balen (entourage) : Diane et Callisto.

Couloir
Louis Finson, d’après Caravage : Ste Madeleine en extase.
Benjamin Gerritz Cuyp (1612-52) : L'adoration des Bergers (c. 1635). Traité comme une scène de genre flamande ; groupe de paysans.
Cornelis Snellinck (1610-69) : Les Mages alertés par l’étoile miraculeuse.
Ec. flamande (fin 15e - début 16e) : Portrait de Ferdinand d’Aragon.
Pieter II Clarissens le jeune (1540-1623) : Portrait de femme en prière.
Adriaen Thomasz Key (16e) : Portrait de Dame.
Jacob van Oost le vieux (1601-71) : Portrait de femme âgée.
Gerrit van Honthorst (1590-1656) : Portrait d’homme en soldat romain.
Nicolas Maes (1634-93) : Portrait d’Homme.
Ferdinand Bol (1610-80) : Portrait d'homme.
Ecole française (17e s) : Portrait d'un Financier.
Ec. flamande ou hollandaise (17e) : Incendie de Sodome.

Giovanni Lanfranco (1581-1647) : Elie et la Veuve de Sarepta (c. 1620-25). Grand tableau, ancienne collection du cardinal Fesch. Une pauvre veuve, à qui le prophète Elie demande l'hospitalité, lui répond qu'elle n'a plus qu'une poignée de farine pour elle et son fils. Elie lui dit : "Fais m'en un gâteau, il y en aura de reste pour vous". Elle obéit, elle ne manquera plus jamais de farine.
Ec. bourguignonne (15e) : Ste Barbe, un saint évêque, et un cardinal en prière (c. 1450). Partie droite d’un panneau qui a été divisé en 3 éléments. Dans la partie centrale figurait une « Pietà » qui a disparu ; la partie gauche est au musée du petit Palais d’Avignon : « Ste Catherine et un saint évêque ».
Ec. allemande ou autrichienne (15e) : St Antoine.

Escalier
J.-Baptiste-Marie Pierre (1714-89) : L’Aurore et Triton (1747).

Premier étage
Francesco Monti (1646-1712) : 2 pendants. Combats de Cavalerie.
Klaes Molenaer (1630-76) : Paysage d’hiver.
Maerten van Valkenborch (1535-1612) : L'Hiver. Provient d'une série dispersée. Nombreux détails ; scène villageoise traitée à la manière de Brueghel.
Aert van der Neer (1603-77) : Paysage d’hiver.
Marten van Heemskerck (1498-1574) : Jésus prêchant les grandes paraboles. Jésus est debout sur la barque de Pierre.
Giovanni Battista Rocco (1615-60) : Nature morte aux Poissons et Légumes.
J.-Baptiste Monnoyer (1634-99) : 2 pendants. Vase de fleurs – Corbeille de Fleurs.
Dans une armoire vitrée : Collection de sculptures religieuses 15e–18e s.

Abraham Danielsz Hondius (1625-95) : Scène de Chasse.
Nicolas Guy Brenet (1728-92) : Tête de Vieillard.
Carle Vernet (1758-1836) : Cavalier et son cheval au repos.
Dirk van Delen (1605-71) : Couple élégant sur les marches d'un palais.
Willem van Herp (1614-77) : La Visitation.
Pier Francesco Mazzucchelli
, dit Cavaliere Morazzone (1573-1626) : Buste d'ange.
Ferraù Fenzoni (1562-1645) : Mise au tombeau.
Ambrosius Bosschaert : Fleurs dans un Vase au papillon.

Hendrick Bloemaert (1601-72) : Crucifixion avec Marie-Madeleine.

Nicolaus Knüpfer (1603-55) : Artémisia buvant les Cendres de son époux, le roi Mausole.

D’après Jacopo Robusti, dit Il Tintoretto : Le Miracle de St Marc.
Ec. vénitienne (17e) : Eliézer et Rebecca.
Domenico Robusti, dit Domenico Tintoretto (1560-1635) : Portrait d'un Secrétaire du conseil des dix.
Bartolomeo Passarotti (1529-92) : Portrait de jeune Patricien.
Johann Karl Loth, dit Carlotto (1632-98) : Vénus et Adonis.

Pour consulter le site du musée Rupert de Chièvres


mercredi 4 novembre 2009

NANCY - musée lorrain

Musée historique lorrain
ancien Palais ducal

64 Grande rue

Visite le vendredi 13 avril 2007.

Le musée est en travaux. Nettoyage et restauration des façades extérieures.

Une partie des collections n’est pas exposée. Ces bâtiments, porteurs d’une histoire forte, abritent de riches collections rassemblées depuis plus de 150 ans notamment des tableaux de Georges de la Tour, ou encore l’œuvre de Jacques Callot, mais également des collections de références comme les collections d’art et tradition populaire.

Comme d'habitude, je n'ai noté que quelques peintures et sculptures.


J.-Joseph Weerts (1847-1927) : France !! ou L’Alsace et la Lorraine désespérées (1906)

Charles Houry (1823-98) : La Mort de Charles le Téméraire devant Nancy (1852).

Pierre Gobert (1662-1744) : Elisabeth-Charlotte d’Orléans et le prince Louis.
Pierre Gobert : Elisabeth-Charlotte d’Orléans, duchesse de Lorraine.
J.-Baptiste Martin : Portrait équestre de Léopold, duc de Lorraine et de Bar.

J.-Antoine Houdon : Buste d’Adrien Duquesnoy. Marbre.
Nicolas Dupuy : Léopold, duc de Lorraine et de Bar en costume d’apparat (1703)
Claude Deruet : Diane Chasseresse.

Jacques de Bellange : Le Ravissement de St François. Soutenu par deux jolis anges.

Collection des gravures de Jacques Callot : en particulier « Les Misères de la Guerre ».
Ainsi que quelques plaques de cuivre.

François-Nicolas de Bar (1632-95) : Les Lamentations.
Ec. lorraine (17e) : Déploration du Christ mort. Oeuvre caravagesque.

Salle Georges de La Tour (éclairage spectaculaire)
George de La Tour (1593-1652) : La Femme à la Puce.
La Découverte du corps de St Alexis (attr. à - prêté)
Deux autres copies (d’atelier ?)

Atelier de George de La Tour : St. Jérôme lisant (c. 1648-50).
(d'après) Georges de La Tour : Le Souffleur à la pipe (copie d'après le tableau du Fuji Art Museum de Tokyo ou d'après un original perdu) Deuxième étage

Jean Girardet (1709-78) : Portrait de Stanislas Leszczynski.
François-Antoine Alliot, intendant de Stanislas L.
Hyacinthe Rigaud (et atelier) : Portrait de Marc de Beauvau-Craon.
Louis-Michel van Loo (atel.) : Louis XV, roi de France.
François Stiemart : Portrait en pied de Marie Leszczinska. Dans un parc, la reine est accompagnée d'un jeune page qui soutient sa traîne (à droite), et d'un Amour (à gauche).

Charles Mellin (1598/99-1649) : Le Sacrifice d'Abel.

Ignacio Zuloaga (1870-1945) : Maurice Barrès devant Tolède (1814).



Charles Gabriel Sauvage, dit Lemire (1741-1827) : L’Amour mettant une corde à son arc. Marbre.
Lambert-Sigisbert Adam (1700-59) : Buste de Louis XV en Apollon. Marbre.

Ecole française : Portrait de Jacques Henri de Lorraine, prince de Lixin (1722).
Juin 2006 - Le Musée Lorrain a préempté, pour 15 600 € (frais inclus) cette toile représentant le fils cadet de Charles de Lorraine. D'auteur inconnu, cette toile datée de 1722 provenait de l'Abbaye de Royaumont.


Salle d’art juif
Nombreux objets. Importante communauté dans la région.



Acquisition d'un exceptionnel "Trésor national" :

Aiguière - Paris, vers 1480. Argent et vermeil - 18,2 cm

5/11/09 – Acquisition (information de "La Tribune de l'Art") – Trente et une pièces d'orfèvrerie ont été découvertes le 11 novembre 2006 par un habitant de Pouilly-sur-Meuse, en Lorraine, dans une cache de sa propriété. Classé trésor national le 27 avril dernier, cet ensemble devait passer en vente le 9 novembre chez Sotheby's Paris, en plusieurs lots. Finalement, un accord a été passé entre le propriétaire et le Musée Lorrain qui va l'acquérir pour la somme de 1,4 million d'euros réunie par le ministère de la Culture et les collectivités locales
Les principales pièces de ce trésor sont datées entre 1480 et 1570.

Coupe - Reims, vers 1550. Argent et vermeil - 13,8 cm



lundi 2 novembre 2009

MORLAIX

Musée des Jacobins
Place des Jacobins

Visite du musée le samedi 9 juin 2001.

Beau petit musée. Une section de sculptures religieuses et une d'arts et traditions populaires.

Salle d'art contemporain.
André Léocat (né en 1949) - Alain Clément - Christian Bonnefoy (né en 48) - Bertrand Dorny - François Dilasser (né à Lesneven 1926) - Camille Bryen - Pierre Antoniucci (né en 43).
Charles Lapicque : Le Naufrage.
André Danchez - Charles Cottet - Henri Le Sidaner - Paul Madeline.
John Peter Russell (1858-1930) : Peintre d'origine australienne, post-impressionniste. A vécu 20 ans à Belle-Ile-en-Mer. Fonds déposé à Morlaix ; ensemble important de belle qualité (une quinzaine d'œuvres exposées, parmi lesquelles plusieurs paysages côtiers de Belle-Ile).
Autoportrait -
- Fille du Peintre en rose

John Peter Russell : Bergère en blanc avec des Chèvres (c. 1897).

John Peter Russell : Le Fils du peintre jouant avec un crabe (c. 1904-06). Très beau. Trois jeunes garçons nus sur la plage. Couleurs intenses, saturées : bleu outremer, jaune et orangé.
Bouquet de pivoines blanches - Pêcheur en bleu - Pêcheurs au filet.

Emma Herland : La Baignade. Sur une plage, deux jeunes garçons en maillot clair. Celui de gauche est assis. Le second est au centre, debout, de dos. Très beau contre-jour, belle lumière ; raffiné.
Ferdinand de Puigaudeau (1864-1930) : Nocturne.

Claude Monet : Pluie à Belle-Ile (1886).

Maurice Denis (1870-1943) : Plusieurs œuvres.

Bénédicité ou Offrande bretonne. Maquette, et œuvre achevée provenant de la salle-à-manger de la villa du peintre, à Perros-Guirec.

Maurice Denis : Portrait du peintre Albert Clouard en saint Guirec (vers 1905-10)

Eugène Boudin : 2 œuvres.
Un Grain
. Grand format. Beau.
Elodie La Villette (1842-1917) : Le Chemin de Bas-Fort-Blanc à Dieppe. Peinture solide, fermement construite.
Louis-Marie Baader (1828-1920) : La Fin du Célibataire. Tableau décrit par Sartre dans "La Nausée". Un homme à l'agonie dans son lit ; une servante tend les clés du coffre à un complice qui apparaît dans l'entrebâillement de la porte.
Tzigane (femme) à la porte de Brousse.
Eugène Verdier - Maurice Eliot (1862-1945) - Charles Kuwasseg (1834-1904) - Yan' Dargent - Alfred Guillou - Jules Noël

Théophille Deyrolle : Pardon de Méros.

Achille Granchi-Taylor (1857-1921) : Marins Paysans Sardiniers (c. 1899). Un père et son jeune fils sur le port. Belle œuvre puissante traitée avec vigueur, donnant une impression de réelle monumentalité.
Charles Longueville (1829-99) : Carnac. Beau traitement, matière rugueuse.
Edmond Petit-Jean (1844-1925) : La Rade du Havre.

Auguste Rodin : Buste d'Auguste Geffroy. Bronze. Critique d'art, né à Morlaix. Après sa mort, un groupe d'artistes donnent des œuvres au musée.
Georges Lacombe : Buste de Sérusier. Bronze.
Auguste Bourdelle : Buste de Tristan Corbière.

Pierre-Emile Berthélemy (1818-1890) : Naufrage sur la côte bretonne.

Sébastien Bourdon (Montpellier 1616-71) : Le martyre de St Barthélémy. Belle petite toile.
Joseph-Marie Vien (1716-1809) : La Mort d'Hector. Beau nu masculin voilé de rouge. Etendu sur le dos, dans la diagonale de la toile.

Giovanni Francesco Romanelli (1600-62) : Vénus et Adonis. Amour tend un arc et une flèche à Vénus allongée, qui voit passer Adonis, beau blondinet.
Giovanni Battista Langetti (1625-76) : Jonas. Etendu sur le sol, il tient un livre. Il vient probablement d'être rejeté par la "baleine".
Leandro da Ponte, dit Bassano : Un des 4 fils de Jacopo. Le Départ pour Canaan.

Filippo Zaniberti (1585-1636) : L'enfance d'Ascagne.


Gustave Courbet : Portrait de la mère Grégoire.
Diaz de la Peña - Camille Roqueplan - Thomas Couture -


Vous pouvez aussi consulter le site du musée des Jacobins.


samedi 24 octobre 2009

DREUX

Chapelle royale Saint-Louis

Deuxième visite de la chapelle le dimanche 18 septembre 2004.


Encore une exception dans mon blog. Bien sûr, cette chapelle royale n'est pas un musée, mais les oeuvres d'art qu'elle contient sont tellement exceptionnelles, que je l'ai intégrée.

A la fin de ce billet, j'ai aussi signalé le petit musée d'Art et d'Histoire Marcel Dessal de Dreux, qui présente quelques oeuvres intéressantes.


Située à l’emplacement de l’ancienne forteresse médiévale, la chapelle royale de Dreux, agrandie en 1840 par le futur Roi de France, Louis-Philippe, abrite les sépultures de la Famille d'Orléans. Plus qu’un simple tombeau, c'est une oeuvre d'art totale à la gloire du monarque. La chapelle offre un magnifique condensé des arts du XIXe siècle. Sculpture et vitraux témoignent de la production artistique du siècle de la révolution industrielle. Les plus grands noms y figurent : Delacroix, Millet, Lenoir, Mercié, Viollet-le-Duc, Flandrin, Larivière, etc. L'architecture elle-même est un travail d'orfèvrerie. Elle est réalisée par Lefranc dans un style néo-gothique. La grande particularité de la Chapelle Royale consiste en ses nombreux gisants qui renouent avec une tradition de placer des statues couchées représentant les défunts sur les tombeaux.
Cet ensemble constitue un véritable musée de sculptures du 19e s.
Le 14 février 1816, la duchesse lui rachète le terrain fait construire une chapelle par Charles-Philippe Cramail, architecte parisien, chargé dès octobre 1814 de ce projet. Il ouvre le chantier début mai 1816 à l'emplacement de la fosse commune et la 1ère pierre est posée le 19 septembre. Certains matériaux proviennent de la démolition de l'ancienne abbaye bénédictine de Coulombs, près de Nogent-Le-Roi, et des ruines du château de la Ferté-Vidame. A partir du printemps 1839, cette chapelle de style néo-gothique fut agrandie par son fils, le roi Louis-Philippe, qui en fit la nécropole de sa famille et de ses descendants, d'où le nom de "Saint-Denis des Orléans". Le Nôtre et Victor Hugo ont narré la translation des restes de ses ancêtres le 23 avril 1844, à laquelle le roi lui-même contribua.

La chapelle primitive fut alors complétée grâce à des ajouts de style néo-gothique et de 1843 à 1845 ses nombreuses fenêtres furent garnies de somptueux vitraux tous exécutés à la manufacture de Sèvres sur des dessins d'Eugène Delacroix, Hippolyte Flandrin, Dominique Ingres - qui reproduisit les vitraux de la chapelle funéraire de Neuilly (1842) - Horace Vernet, Eugène Viollet-le-Duc ayant dessiné des ornements architecturaux encadrant douze figures de saints et de saintes.
Une vingtaine de tombeaux, regroupés autour de la sépulture royale, sont surmontés de gisants, œuvres des meilleurs sculpteurs de leur temps. Léguée avec le château de Dreux par Henri d'Orléans (1908-99), comte de Paris, la chapelle appartient désormais à la Fondation Saint-Louis.


Ensemble de 10 vitraux représentant des saints : Louis, Philippe, etc. dont les projets ont été conçus par Ingres (1780-1867) (Grand Prix de Rome 1801).
Plusieurs grands vitraux par Larivière (Grand prix de Rome 1824), réalisés par la Manufacture de Sèvres.


Chapelle de la Vierge
- Ferdinand-Philippe d'Orléans, prince royal et duc d'Orléans. Gisant de Pierre Loison.
- Hélène de Mecklembourg-Schwerin, son épouse (elle repose dans une chapelle séparée). Inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférée en 1876. Gisant de Henri-Michel-Antoine Chapu (Grand Prix de Rome 1855). (les 2 tombeaux sont placés côte à côte)
- Clémentine d'Autriche, princesse de Salerne, mère de la duchesse d'Aumale. Gisant de Charles-Joseph Lenoir.
- Adélaïde d'Orléans, Mademoiselle de Chartres puis Mademoiselle d'Orléans, sœur de Louis-Philippe Ier, roi des Français. Gisant de Aimé Millet.
- Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans. Gisant de Jean-Auguste Barre. Son tombeau contient également les restes des Bourbon-Penthièvre.


- Louis-Philippe 1er d'Orléans, roi des Français et son épouse Marie-Amélie de Bourbon, princesse des Deux-Siciles, enterrés dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, ils furent transférés le 09/06/1876 dans la chapelle royale Saint-Louis. Groupe de Antonin Mercié (1886).

Dans le déambulatoire de la crypte, de nombreuses sculptures (gisants) réalisées par des sculpteurs importants : Pradier, Mercié, etc.
Déambulatoire côté nord :
- Bathilde d'Orléans (1750 -1822), princesse de Condé, duchesse de Bourbon.
- Philippe d'Orléans (1838 - 1894), comte de Paris, inhumé dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transféré en 1958.
- Marie-Isabelle d'Orléans (1848 - 1919), comtesse de Paris, inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférée en 1958.
- Philippe d'Orléans (1869 - 1926), duc d'Orléans, transféré dans la chapelle royale de Dreux en 1931. Gisant de Maxime Real del Sarte.
- Ferdinand d'Orléans (1884 - 1924), « duc de Montpensier » (gisant par Maxime Real del Sarte ?)
- Victoire de Saxe-Cobourg-Gotha, duchesse de Nemours, inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférée en 1979.

- Henri d'Orléans (1822 - 1897), duc d'Aumale. Gisant de Paul Dubois.
- Marie-Caroline-Augusta de Bourbon (1822 - 1869), princesse des Deux-Siciles, duchesse d'Aumale, inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférée en 1876. Gisant de Charles-Joseph Lenoir.

- François d'Orléans (1854 - 1872), « duc de Guise », fils du duc d'Aumale.
- Louis Philippe d'Orléans (1845 - 1866), prince de Condé, fils du duc d'Aumale.
- dans un tombeau double les corps de 6 enfants du duc d'Aumale inhumés dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge, transférés en 1876.

- Ferdinand d'Orléans (1859 - 1873), infant d'Espagne, et son frère Louis d'Orléans (1867 - 1874). Gisants de Aimé Millet avec la figure de "l'Enfant Voilé".

- Charles d'Orléans et Jacques d'Orléans, enfants de Philippe d'Orléans, comte de Paris. Gisant de Louis Julien ; marbre par Franceschi.
- Charles d'Orléans (1820 - 1828), duc de Penthièvre, fils de Louis-Philippe Ier, roi des Français. Gisant de James Pradier.

Déambulatoire côté sud :
- Françoise d'Orléans (1816 - 1818), Mademoiselle de Montpensier. Gisant de James Pradier.
- Louis d'Orléans (1814 - 1896), duc de Nemours. Gisant de Pierre Campagne.
- Sophie-Charlotte en Bavière (1847 - 1897), duchesse d'Alençon. Gisant de Charles-Albert Walhain.

- François d'Orléans (1818 - 1900), prince de Joinville. Gisant de Antonin Mercié.
- Ferdinand-Philippe d'Orléans (1844 - 1910), duc d'Alençon. Gisant de Charles-Albert Walhain.

- Françoise de Bragance (1824 - 1898), princesse de Joinville. - enfants du prince de Joinville et du duc de Chartres. - Dans un tombeau double Jean d'Orléans (1874 - 1940), « duc de Guise », et
- Isabelle d'Orléans (1878 - 1961), « duchesse de Guise ».
- Pierre d'Orléans (1845 - 1919), duc de Penthièvre.
- Sophie d'Orléans (1898 - 1928), fille du « duc de Vendôme ». Gisant de Charles-Albert Walhain.
- Emmanuel d'Orléans (1872 - 1931), « duc de Vendôme ».
- Henriette de Belgique (1870 - 1948), « duchesse de Vendôme ».
- Robert d'Orléans (1866 - 1885), fils du duc de Chartres.
- Henri d'Orléans (1867 - 1901), fils du duc de Chartres. Gisant de Antonin Mercié.
- Françoise d'Orléans, duchesse de Chartres. Gisant de Paul Gasq.
- Robert d'Orléans (1840 - 1910), duc de Chartres. Gisant de Antonin Mercié.
- Marie d'Orléans (1813 - 1839), duchesse de Wurtemberg, fille de Louis-Philippe Ier, roi des Français. Gisant de Hector Lemaire. Elle a sculpté l'Ange de la Résignation qui surmonte son tombeau.

Crypte circulaire :
- Isabelle d'Orléans et Bragance (1911 - 2003), « comtesse de Paris ».
- François d'Orléans (1935 - 1960), « duc d'Orléans ».
- Henri d'Orléans (1908 - 1999), « comte de Paris ».

Crypte galerie :
- Antoine d'Orléans et Bragance (1881 - 1918).
- Louis d'Orléans et Bragance (1878 - 1920). Gisant par Jean Magrou.
- Maria-Pia de Bourbon (1878 - 1973), son épouse.
- Louis-Gaston d'Orléans et Bragance (1911 - 1931).
- Thibaut d'Orléans (1948 - 1983), « comte de La Marche ».
- Louis-Philippe d'Orléans (1979 - 1980), fils du « comte de La Marche ».
Le gisant d'Antoine d'Orléans, duc de Montpensier, inhumé dans l'abbaye de Westminster, copie par Trouchaud de l'oeuvre de Westmacott, et celui de Louis Charles d'Orléans, comte de Beaujolais, par Pradier, inhumé dans la cathédrale Saint-Jean à Malte furent enlevés du musée de Versailles pour être placés dans la chapelle en 1986. Trois copies de ces cénotaphes se trouvent dans la nef de la chapelle néo-classique du château de Randan (1831), domaine auvergnat d'Adélaide d'Orléans de 1821 à 1847.
James Pradier : Louis-Charles d'Orléans, comte de Beaujolais. Frère du roi Louis-Philippe.

Caveaux inférieurs dont l'ancien "caveau de Penthièvre" :
- Louis François Joseph de Bourbon (1734 - 1814), prince de Conti, beau-frère du duc de Penthièvre, mort exilé à Barcelone et transféré ici en 1844.
- Urne contenant le cœur de Philippe d'Orléans (1674 - 1723), Régent de France pendant la minorité du futur Louis XV.
- Urne contenant les restes d'un membre de la famille de Bourbon-Conti.
- Urne contenant le cœur de Mademoiselle de Montpensier, fille de Louis-Philippe.

Place non déterminée
- Charles Philippe d'Orléans (1905 - 1970), « duc de Nemours ».
- Marguerite Watson (1899 - 1993), « duchesse de Nemours ».
- Jacques-Marie Rouzet, comte de Folmont.
- Le cœur de Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, aurait été sauvé et serait aussi dans la chapelle.


Musée d’Art et d’Histoire Marcel Dessal
Visite le dimanche 18 septembre 2004. Créé en 1950 et installé dans une chapelle néo-romane de la fin du XIXe siècle. François-Marius Granet (1775-1849) : Intérieur du Couvent San Benedetto. Frédérix Henri Schopin (1804-81) : Grand Prix de Rome 1831. Religieuse recueillant un enfant abandonné. Horace Vernet () : Le duc de Nemours et le duc d’Aumale à cheval à Versailles. Fils de Louis-Philippe. Esquisse d’un tableau du château de Versailles. Balthazar van den Bossche (1681-1715) : L’Atelier du sculpteur – L’Atelier du peintre. Henri Gervex (1852-1929) : Portrait de Mme X. Georges Antoine Rochegrosse (1859-1938) : Salambô et les colombes. Orientaliste. Charles Lefebvre (1805-82) : Madeleine. Claude Monet (1840-1926) : Etude de Glycine. Don de Michel Monet. Maurice de Vlaminck () : Marine. Henri-Eugène-Augustin Le Sidaner (1862-1939) : Place à Pontrieux. Pierre-Eugène Montezin (1874-1946) : Fenaison en Normandie. René Juste () : Automne à Grosrouvre. Sculptures de : Bosio – Pradier.

vendredi 16 octobre 2009

3 - La hiérarchie des genres

La hiérarchie des genres en peinture, de André Félibien jusqu'au siècle des Lumières


Les Académies Royales de peinture et de sculpture furent créés en 1648, par Louis XIV dans le but de garantir aux peintres et sculpteurs le statut d'artiste qui leurs était alors contesté. L'académie pourvoyait donc à la formation technique (apprentissage du dessin, de l'anatomie, de la couleur...) et culturel (familiarisation avec les sujets de l'antiquité, les grands auteurs...) des jeunes artistes.


1648Fondation de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Les académies ne sont pas un instrument de blocage pour les artistes. Avant, la corporation des peintres était régie par une ordonnance de 1391. Les peintres et les sculpteurs dépendaient des maîtrises. Les académies libèrent les artistes.

1666Création de l’Académie de France à Rome.
Cursus habituel d’un artiste de l’Académie :
1 – Obtenir le Grand Prix de Rome
2 – Faire le séjour à Rome
3 – Obtenir l'Agrément par l’Académie. Cela lui donne le droit d’exposer au Salon.
4 – Etre reçu par l’Académie, en présentant un "Morceau de Réception". Cela lui permet d’obtenir des commandes royales.


1793 - L’Académie royale de peinture et de sculpture est supprimée par David et Greuze.


En France, au 17e siècle, la peinture est codifiée, les genres de peinture sont hiérarchisés.
La hiérarchie des genres a été codifiée en 1667, par André Félibien (historiographe, architecte et théoricien du classicisme français) dans une préface des Conférences de l'académie :

« Ainsi celui qui fait parfaitement des paysages est au-dessus d'un autre qui ne fait que des fruits, des fleurs ou des coquilles. Celui qui peint des animaux vivants est plus estimable que ceux qui ne représentent que des choses mortes et sans mouvement ; et comme la figure de l'homme est le plus parfait ouvrage de Dieu sur la terre, il est certain aussi que celui qui se rend l'imitateur de Dieu en peignant des figures humaines, est beaucoup plus excellent que tous les autres. Cependant quoi que ce ne soit pas peu de chose de faire paraître comme vivante la figure d'un homme, et de donner l'apparence du mouvement à ce qui n'en a point ; Néanmoins un Peintre qui ne fait que des portraits, n'a pas encore atteint cette haute perfection de l'Art, et ne peut prétendre à l'honneur que reçoivent les plus savants. Il faut pour cela passer d'une seule figure à la repré­sentation de plusieurs ensemble ; il faut traiter l’histoire et la fable ; il faut représenter de grandes actions comme les historiens, ou des sujets agréables comme les Poètes ; et montant encore plus haut, il faut par des compositions allégoriques, savoir couvrir sous le voile de la fable les vertus des grands hommes, et les mystères les plus relevés. L'on appelle un grand Peintre celui qui s'acquitte bien de semblables entreprises. C'est en quoi consiste la force, la noblesse et la grandeur de cet Art. Et c'est particulièrement ce que l'on doit apprendre de bonne heure, et dont il faut donner des enseignements aux Élèves. »

Les genres étaient classés en fonction de leurs difficultés. Ainsi, la peinture d'histoire était considérée comme étant le genre le plus difficile car demandant aux peintres le plus de compétences (composition, paysage, nature morte, anatomie, portrait...). La peinture d'histoire contient, a priori, tous les autres genres qui lui sont subordonnés. Aussi, au XIXe siècle, le public prêtera de moins en moins attention à ces normes, et ce seront, par exemple, les artistes romantiques qui seront les premiers à se revendiquer réellement paysagiste.

Parmi les cinq principaux genres de peinture, le statut de la peinture d’histoire est dominant.
Selon une hiérarchie académique instituée ,
la peinture d’histoire, ou peinture historique, ou Grand genre, recouvre les domaines les plus nobles de la peinture : la peinture d'histoire, religieuse ou mythologique.
Elle s’inspire de scènes issues de l’histoire chrétienne, de l’histoire antique (Mésopotamienne, Egyptienne, Grecque, Romaine, …), de la mythologie, ou d’évènements historiques récents.
L'artiste se doit d'être humaniste autant que peintre. Ce goût pour la peinture d'histoire reste vif durant tout le XIXe siècle, ainsi qu'en attestent les fresques, alors fameuses, réalisées par Paul Delaroche pour décorer l'école des Beaux-arts de Paris (1841).

1 – Le Grand Genre, ou genre noble : la peinture d’histoire, qui consiste à représenter des actions humaines (héroïsation) qui dépassent l’ordinaire La peinture d’histoire recouvre les « sujets » suivants :
a – La peinture religieuse
Valentin de Boulogne (1594-1632) : Le Jugement de Salomon (1635 – Louvre)

b – La peinture mythologique
François Lemoyne (1688-1737) : Hercule et Omphale (1734 – Louvre)

c – La peinture historique : antique ou moderne

Charles Le Brun (1619-90) : Entrée d'Alexandre dans Babylone (1665 - Louvre)



2 – Le Portrait, portrait de groupe, ou autoportrait
Le directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture est toujours un peintre d’histoire, ou à la rigueur un peintre de portraits.
Philippe de Champaigne 1602-74) : ‘'L'Ex Voto de 1662’’ (1662 – Louvre)

Les petits genres ou genres mineurs.
3 – La scène de genre : représente des scènes de la vie quotidienne.

François Boucher (1703-70) : Le Déjeuner (1739 – Louvre)

4 – Le paysage

Claude Gellée dit Claude Lorrain (1600-1682) : La Fête villageoise (1639 – Louvre)


5 – La nature morte. Genre le moins prestigieux.
Seul genre où les femmes étaient admises, au début.

Jan Davidsz de Heem (1606-83) : Un Dessert (1640 – Louvre)


La peinture animalière est associée au 5e genre. Cependant, le peintre animalier qui représente des animaux vivants est plus estimé que le peintre de natures mortes.

Alexandre-François Desportes (1661–1743) : Cerf aux abois (1729 - coll. part.)